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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 07:56

 

 

Netflix a mis en ligne deux Van Damme que votre serviteur n'avait pas vu, et que vous connaissez sans doute plan par plan.

Le premier, Double Impact ( dont j'ai galéré pour retrouvé l'affiche du Ghana, et je suis déçu), le second,Point d'Impact.

Pas encore vu POINT D'IMPACT, paraît-il médiocre,mais déjà, bonne petite surprise avec DOUBLE IMPACT.

Ce n'est certainement pas le film du siècle, mais je m'attendais à un truc mal foutu, kitsch et chiant... alors que c'est généreux  et varié dans le spectacle à offrir.
Tout d'abord, grande variété de décors, et c'est ce que j'ai préféré dans le film.  Le film bénéficie d'une vraie connaissance, voire d'un amour de l'atmosphère Hongkongaise,   entre ses ruelles, ses iles, ses ports, les bouis-bouis, jusque dans la cuisine locale. C'est un vrai guide du routard des lieux communs des films d'action!
Je retiens notamment une course poursuite dans les rues, et qui se poursuit par un travelling le long d'un fleuve, où Van Damme traverse plusieurs péniches.
Si Lettich n'est pas un cador de la mise en scène, ni du cadrage ( peut être par manque de temps), il ne lésine pas sur le spectacle, sur ce qu'il met à l'intérieur du cadre.

 

 

Ca commence pète -sec avec une fusillade où Geoffrey Lewis, avec son regard de fou et sa bouche d'ahuri sort le flingue- spectacle amusant en soi-. Ca m'a rappelé aussi que dans les actioners de grande consommation de cette période, on ne lésinait pas sur les poches de sang.
 En pleine période d'apprentissage ( qui ne cessera jamais) Van DAmme approfondit son jeu en proposant du coup deux personnalités différentes, thématique qu'on retrouvera plusieurs fois dans sa filmo .

Une qu'on peut associer un peu ce qu'il est dans la vie, extraverti, toujours à faire son show ( et montrer son cul), l'autre où il joue le renfrogné , peu dissert et à l'allure de baroudeur.

 

 

 

 

 

 

 

Bien qu'à la limite du sur-jeu pour le premier ( certaines poses /clins d'oeil sont de toute évidence adressés aux fans), ce qui serait irritable pour beaucoup, passe tout seul avec Jean-Claude.
Il y a quelque chose de sympathique chez cette personne, un côté un peu enfantin dans ce besoin d'épater qui témoigne d'un besoin

d'être aimé- et qui se confirmera par la suite.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quant au jumeau "dur à cuire" ,on pourrait trouver ce personnage un peu caricatural, mais la scène où il s'enivre par jalousie est très convaincante, la bouche pâteuse et l'oeil torve... on sent bien la facette obscure de Van DAmme, ses démons.
Sur la photo , j'ai trouvé que c'était plutôt vilain au début (l'extérieur en plein jour, à l'ouverture du film), mais pas mal de scènes d'intérieurs sont très bien soignées, on pousse parfois l’expérimentation : le final, dans le bateau, où on oppose selon les camps, les images chaudes et froides.
Je pense aussi à une baston contre un garde du corps balaise, filmé en ombre chinoise ( chose assez rare à l'époque dans un film US, qui sera repris plusieurs fois depuis).

Certaines choses ont mal vieilli: forcément les plans où les deux jumeaux sont dans le même plan piquent les yeux. Et encore, le film n'est pas proposé en HD sur Netflix. Et en fin de compte, ils étaient dispensable, un simple champ contre champ avec une doublure, le jeu de Van Damme fonctionnait très bien.

Bref, je l'ai regardé d'une traite sans m'ennuyer. Dans le genre je préfèrerai toujours DESIGNE POUR MOURIR ( sorti la même année), mais ça conforte l'idée que je devrai me rattraper sur JCVD .

J'aimerai bien que netflix mette à disposition le second opus d'UNIVERSAL SOLDIER, tiens...

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 12:36

 

LOGAN est , enfin, un bon film sur Wolverine. Il a donc fallu 9 films à Hugh Jackman pour que son personnage puisse s'épanouir dans un film de qualité.

J'avais bien aimé Days of the future past, mais ce n'était pas non plus un film parfait : les séquences dans le futur, avec la production design digne d'un épisode de Captain power.... Et surtout , à la revoyure, le film perd 30 % d'intérêt : un mal qui touche tous les films de Bryan Singer.

Là , Logan , c'est le retour du Mangold que j'aime, l'amoureux de western et digne élève de MacKendrick: c'est beau comme Mad Max, c'est crépusculaire comme Impitoyable, et enfin une violence qui rend justice à l'impact de telles griffes sur la chair.

Une maitrise absolue du pouvoir de la mise en scène : le film captive aussi bien pour ses séquences d'action- peu nombreuses et sèches- que ses dialogues qui laissent ses personnages se définir, un score formidable de Marco Beltrami ( 3 enterrements, Hellboy, Dans la Brume électrique, bref c'est pas du Zimmer).

Un impact d'autant plus inespéré que son Wolverine précédent, avec son samouraï muté à la Iron Man ne m'avait pas franchement convaincu , même si c'était mieux filmé que la plupart des films de super héros du marché.

Alors certes, j'ai une petite réserve sur des détails ( des méchants mal développés, un clone qui fait tache, une référence involontaire à Mad Max 3 ou Hook), mais l'essentiel est là: Logan est le meilleur film sorti au cinéma depuis le début de l'année.

Bref une bonne nouvelle, qui fait mieux avaler la belle purge de Nicolas Winding Refn avec son ONLY GOD FORGIVES (2013), tourné après l'excellent DRIVE.

 

 

Mis à part le score de Cliff Martinez ( et encore , je préfère ce qu'il a fait sur Drive) rien à sauver. D'une histoire très simple de vengeance, Refn la complexifie à l'extrême en poussant l'abstraction à son paroxysme. Succession de séquences de violence gratuite et esthétisée, le film peine à masquer le désarroi total du réal qui semble ne plus du tout croire à son film dès la deuxième bobine.

J'avais vu un extrait du documentaire réalisé par sa femme, pendant le tournage d'Only God... et où justement il fait part de ses doutes.Désolé Nicolas, tu avais vu juste.

 

96 HEURES  (2013)de Frédéric Schoendoerffer  est un quasi huis-clos confrontant Gérard Lanvin, patron de la répression du banditisme, face à un truand fraichement échappé de prison (Niels Arestrup).

Un film qui se laisse regarder sans déplaisir mais malgré une belle débauche d'artifices de mise en scène , un scénario calibré, relativement prévisible , pas très original. Florent Emilio Siri en aurait fait autre chose c'est indéniable.

Le duel Lanvin /Arestrup fonctionne bien, reposant sur une véritable joute verbale, psychologique, et c'est le seul intérêt du film.

Vite vu vite oublié comme on dit.

SOLDIER OF ORANGE  (1977)de Paul Verhoeven . Fresque sur l'implication hollandaise pendant la deuxième guerre mondiale  ( à la fois côté nazis, et côté resistants), ce film avait connu un énorme succès dans le pays natal de notre batave préféré au point où Spielberg suggéra à Lucas d'engager Verhoeven pour diriger Le Retour du Jedi ( que Verhoeven refusera: "on aurait vu des jedis forniquer partout")

C'est bien entendu anti conformiste au possible : on découvre que la bataille Allemagne/Hollande n'a duré que quelques heures avant que cette dernière capitule et collabore, Rutger Hauer et ses copains s'engagent pour le fun, et c'est du Verhoeven, donc y  a des tripes, du sang et de la merde. Surtout, on est surpris de découvrir que le film possède la même structure que Starship Troopers; jusqu'aux destins de certains personnages!

 Autres films vus: 9 mois ferme d'Albert Dupontel ( sur netflix. Vraiment amusant et délirant), Nelly et Mr Arnaud (hier soir sur Arte.) et Voici le temps des Assassins de Duvivier ( 1956,dans une très belle copie Blu-ray).

Bref , du cinéma français dans sa grande diversité, bien plus riche que certains esprits chagrins ne veulent bien l'admettre.

 

 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 07:36

Il y a des comebacks inespérés , des comebacks éphémères, des comebacks foireux.

Schwarzenegger cumule les trois.

A contrario de M. Night Shyamalan, qui au détour d'une scène finale pour son thriller Split, a réussi à me retourner le cerveau et ravivé une flamme qui sommeillait depuis Incassable.

Pour le coup, il a d'ores et déjà la palme de l'année pour la fin la plus chouette et qui , je l'espère, sera suivie d'un film. Mais voyez-le film avant. Vraiment.

Commençons par les bonnes petites choses découvertes en ce mois de Janvier aussi froid que pollué.

 

 

 

Tout d'abord le superbe coffret Richard Fleischer de chez Carlotta, avec trois films indispensables:

TERREUR AVEUGLE (1971)

 

Je ne pensais pas accrocher plus que ça, et pourtant, dès les premiers plans, j'ai été roulé dans la farine .
Des déambulations du tueur, uniquement caractérisé par ses bottes de cow-boy et une gourmette ( on ne verra son visage qu'à la fin), aux séquences plus intimistes où le personnage de Mia Farrow, aveugle depuis un récent accident, tente de se réapproprier le décor de la maison , le film ne cesse de marier une élégance formelle folle par ses cadres, son découpage ( il tutoie Hitchock à plusieurs reprises!) à un vrai fond plein d'humanité pour ses personnages qu'il prend le temps de décrire.

C'est bien simple, la séquence quasi sans son où Mia Farrow rentre dans la demeure familiale, alors que les cadavres sont encore chauds et qu'elle n'est pas en mesure de les voir, est d'une tension inouïe et qui met la barre très haut pour 2017.

Fleischer est un peu sous estimé parce qu'il était un artisan qui prenait le travail là où il était, à priori il était d'une modestie rare : je vous confirmerai ça en lisant son auto biographie commandée sur Amazon "Just Tell me when to cry"

L'ETRANGLEUR DE RILLINGTON PLACE (1971) est basé sur la véritable histoire de John Christie, logeur dans un immeuble insalubre, et qui a un hobbie des plus accaparants: tuer, violer et enterrer sa victime.

Campé par Richard "J'ai dépensé sans compter" Attenborough (que Christophe Gans, dans un très bon bonus, rappelle qu'il était pour les britanniques l'équivalent de notre Bourvil national, c'est dire le contre-emploi), ce film est un quasi huis-clos glaçant sur la domination psychologique que peut exercer un homme sur un foyer plus modeste.

Milieu des cols bleus, ou des petits fonctionnaires que Fleischer depeint à maintes reprises dans ses films, comme l'excellent LES FLICS NE DORMENT PAS LA NUIT, avec un Steacy Keach que vous n'avez jamais vu ainsi.

 

Sinon coup de coeur pour la parution de l'intégrale IL ETAIT UNE FOIS EN FRANCE chez Glénat:

La couverture m'avait interpellée , puis le résumé derrière.

Enfin, feuilleter les premières pages dans cette grande enseigne dédiée aux produits culturels avait achevé de motiver l'achat: les dessins, le découpage, la qualité d'écriture en font tout simplement un de mes plus grands chocs sur ce médium. Un choc presque aussi grand que la découverte des Watchmen et du manga Monster en leur temps. 

C'est puissant, troublant, bourré de séquences tendues, avec une émotion palpable sur le long terme. Nous avons là le matériau brut pour tutoyer la puissance d'un Sergio Leone au cinéma.

Je félicite l'équipe BD de la Fnac de Ste Geneviève des bois, qui a bien su mettre en valeur cet ouvrage, dont je n'avais jamais entendu parler. Je ne le dirai jamais assez: rien ne vaut la visite dans un vrai magasin pour acheter un livre ou une BD.

AUTRES FILMS.

Petite déception pour la découverte de Héros Malgré Lui, disponible depuis peu sur Netflix et qui avait toujours été dans un coin de ma tête des films à voir un jour. Pour une bonne raison : David Webb People, scénariste de petits films comme BLADE RUNNER, IMPITOYABLE, L'ARMEE DES DOUZE SINGES . Si le personnage principal est passionnant, petit voleur minable, avec un bon fond, mais totalement inadapté à la société, autiste ( enfin bon, c'est joué par Dustin Hoffman), le film tout entier est construit sur l'imposture d'un personnage, avec le regard sarcastique et très anglais de Stephen Frears. Il aurait fallu un traitement visuel un peu plus audacieux, et peut être des sous intrigues pour étoffer l'univers. En l'état ce n'est pas désagréable, mais plutôt oubliable.

 

CONAN LE DESTRUCTEUR (blu-ray). Etant en pleine vague Fleischer, j'avais décidé de réconsidérer le film. PAssé 10 minutes c'est impossible.

DESIGNATED SURVIVOR, et CHASSEUR DE TROLLS, sont deux excellentes séries exclusives Netflix . Avec une préférence pour la seconde, chapeautée par Guillermo Del Toro, et qui redonne du crédit à la puissance du récit, un mot galvaudé en cette sinistre époque Marvelisée.

 

DIVERS.

 

FAR CRY 4. Après plus de quarante heures à arpenter le Kyrat, on ne pourra pas dire que je n'ai pas accroché au jeu!

Dans la droite lignée du troisième, avec des ajouts qui donnent plus de saveur (le gyrocopère), gavé de missions ou sous -missions funs,  très John Rambo dans l'âme, l'infiltration n'a jamais été aussi bonne!

C'est un homme qui n'a jamais joué à Dishonored qui vous le dit. C'est riche, d'une jouabilité exemplaire.

L'histoire est beaucoup moins intéressante que le troisième volet-ça fonctionne, mais ce n'est clairement pas l'intérêt du jeu-, Alors certes, je ne ferai sans doute pas tous les défis une fois le mode histoire terminé, mais si j'ai insisté pour obtenir le summum ou presque des améliorations, c'est que le jeu a réussi son coup.

Du beau travail.

 

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 21:37

 

J'avais garé ma voiture au parking du Cultura de la Croix Blanche, zone industrielle renommée pour ses embouteillages du week-end, avec la conviction naïve de faire une bonne affaire en ces périodes de soldes.

J'avais déjà dépassé les gondoles du disquaire , où dominait la promotion d'un album "Toujours Torché" ou "Qui a bu boira", je ne sais plus, piétiné un exemplaire du dernier volet de 50 nuances de foutre qui traînait au sol, pour m'arrêter, Ô surprise , au rayon dvds/blu-rays.

Là, je passai devant le rayonnage "westerns", ma petite madeleine de proust.

Mon attention fût vite attiré par un blu-ray issu de la collection « Western de légende » dont on retrouvait plusieurs chroniques sur le blog de Bertrand Tavernier, grand admirateur du genre, et très actif dans ce domaine puisqu'il a permis d'éditer chez Acte Sud plusieurs romans de western. A l'heure actuelle,  j'ai un Burnett à lire , que j'espère à la hauteur de LA LOI A RANDADO, d'Elmore Leonard, formidable roman où des notables s'auto proclament procureur et juge, puisque le comté faisant autorité se trouve à plusieurs centaines kilomètres de là.


Ayant toujours eu une sympathie pour CHarles Bronson ( Mr Majestyk étant un de mes films fétiches), malgré une carrière en dents de scie, et sur la foi d'une collection qui avait une caution qualitative, j'achetais les yeux fermés. Plein pot.

Pour une raison qui m'échappe depuis, j'avais décidé de m'envoyer les bonus avant de voir le film: Un commentaire vidéo de Patrick Brion, encyclopédie du cinéma à qui on doit de beaux ouvrages ( sur Clint Eastwood , notamment, et le western); et un autre du réalisateur Yves Boisset, auteur de l'impayable CANICULE.
J’ai été surpris: Patrick Brion remet le film dans son contexte pour nous avertir de sa… médiocrité, pas du tout représentative de Sturges, le réalisateur du film.
Même chose pour Yves Boisset.

En gros: "ce film n'est pas digne de John Sturges. C'est vraiment moyen."


Pourquoi l’avoir édité dans cette collection si c’est pour affirmer sa médiocrité? a contrario de la jaquette bien entendu: "robuste et sensible" qu'elle disait !
Malgré tout, j’ y ai trouvé un peu de plaisir à ce western , peut être grâce à une excellente bouteille de Château Neuf du pape.
D’abord j’aime bien toutes les premières scènes où Bronson/Chino prend le gamin sous son aile. Notamment son arrivée, de nuit, tandis que Chino fait cuire une côte de boeuf.
Bronson a un côté touchant,sensible… le film se risque de frustrer puisque son personnage principal renonce à tout, baisse les bras: assez étonnant dans un film avec C. Bronson . Belle musique ( et belle chanson), jolies séquences extérieures notamment avec ses chevaux sauvages, quelques échanges virils (comprendre: bourre-pifs) plutôt bien filmés rattrapent un peu certains choix gênants voire risibles:le casting des pseudo apaches du film , ou la séquence très subtile où Bronson et Jill Ireland ( aussi mauvaise actrice que jolie) voient des chevaux copuler, ce qui semble les motiver pour batifoler dans les hautes herbes.

Bref, un "western de légende" pas vraiment légendaire, à peu près méprisé par tous ( et par son réalisateur lui-même), et pourtant, un petit côté attachant.

Malgré tout, je voulais comprendre pourquoi l'éditeur avait choisi le film, aussi je toquais à la porte (virtuelle) de Bertrand Tavernier , via son blog.

A Jérémy B. : Sidonis a pris de nombreux films que j’avais signalé comme médiocres, voire nuls. Je refusais de participer aux bonus. Et certains ont marché. Quand même le film est ultra routinier et Jill ireland…

Et c'est ainsi que je compris que trois points de suspension avaient autant de force qu'une diatribe.

 

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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 07:58

 


Jim Harrison devient lentement mais sûrement un de mes auteurs favoris. Dans l'attachement, il côtoie sans peine Stephen King; bien qu'un gouffre sépare ces deux auteurs.
Pourtant, je me reconnais en eux pour l'amour de leurs personnages, une certaine authenticité, un attachement à décrire l'individu au sein d'une communauté, sa place. Ce sont souvent des cols bleus, des travailleurs, avec des soucis qui s'arrêtent aux traites à payer, à la vie de famille , et à des travers assumés ( l'alcool notamment).

Si Stephen King part ensuite d'un élément fantastique pour nourrir son récit, nous tenir en haleine et respecter une vraie intrigue ( qui motive une adaptation au cinéma); Jim Harrison va tout faire pour s'y détourner.

Dans Grand Maître, il décrit le quotidien de Sanderson, un flic à l'orée de la retraite, qui s'accroche à sa dernière enquête: arrêter le gourou d'une secte qui profite de son aura pour détourner des mineures.
Sanderson est un type comme on n'en fait plus, un peu dépassé par son époque, et surtout il dit ce qu'il pense, irrévérencieux , surtout quand il a un petit coup dans le nez, un travers qui lui a permis de refouler son angoisse quotidienne.
Si vous comptez dévorer un polar riche en rebondissements, avec des poursuites toutes les 20 pages façon Harlan Coben et des dramas pour ménagères ménopausées passez votre chemin.
Sanderson va en fait profiter de son enquête pour trouver les meilleures rivières à truites, découvrir les meilleurs restos de la région , et s'adonner à la lecture de son genre favori; les récits historiques, le personnage étant très concerné par le génocide Indien.

Ce livre donne la fringale sans non plus se complaire dans la description ( ce n'est pas le Ventre de Paris de Zola!). Un petit paragraphe sur une belle cote de boeuf grillée à la poêle, quelques pommes frites donne l'eau à la bouche.

L'inéluctable climax de fin ( la traque et l'arrestation du "Grand Maître") est volontairement sabordé avec malice dans la séquence de poursuite la plus pitoyable qui soit.
Drôle, généreux, gourmand , un livre parfaitement recommandable.

 

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 07:20

Je vais être succinct pour avril: je n'ai pas vu grand chose, et hormis la fin de la saison 2 de BETTER CAUL SAUL ( que j'ai beaucoup aimé), rien ne m'a particulièrement marqué.

 

L'EVEIL (via netflix) de Penny Marshall est un film touchant ,narrant l'histoire authentique du Dr Sayer qui par le biais d'un nouveau traitement miracle, parvient à sortir de leur léthargie des patients subissant les séquelles d'une encéphalite, dont Léonard Lowe (Robert DeNiro) devenu mutique depuis ses 10 ans.

Le film vaut essentiellement pour le jeu de ses deux formidables comédiens, DeNiro qu'on pourra cyniquement qualifier de rôle à oscar ( il sera d'ailleurs nominé) , bien que contrairement à Sean Penn, il ne force jamais l'émotion, ni dans ses moments léthargiques, ni dans ses phases de réveil.

Robin Williams, tout en sobriété aussi, campe un remarquable médecin, très à l'écoute de ses patients, faisant preuve de beaucoup de compassion; mais aussi très réservé, malhabile pour nouer des relations dans sa vie privé. J'ai l'impression parfois de voir quelqu'un atteint du syndrome d'Asperger, ou peut être que ce sont tout simplement des facettes de l'acteur qui se retrouvent dans le personnage.

A noter l'apparition fugace de Vin Diesel, dans son premier rôle au cinéma.

On passe à un autre genre avec SOLDAT CYBORG de George Elanjian Jr (1990).

Comme on peut s'y attendre, gros nanar, assez rigolo, très très mal joué, un énorme monstre en caoutchouc, des effets gores de temps à autres pour réveiller son petit monde, et un méchant en roue libre à la fin du film.

 

Douche froide en revanche pour le très estimé UN CONDAMNE A MORT S'EST ECHAPPE de Robert Bresson, pourtant cité comme exemple par Alfonso Cuaron pour Gravity.

Bresson se voulait minimaliste, reproduire les faits sans artifice, avec sincérité.

Je suis tout à fait d'accord avec cette volonté, d'autant que le genre s'y prête: on suit le quotidien d'un condamné sous le régime de Vichy. Jour après jour , il élabore son évasion future.

Malheureusement, Bresson va déployer tous ses efforts pour neutraliser l'émotion, malgré une belle mise en image, précise, servie par une belle photo. La voix off monocorde de l'acteur principal déjà; qui paraphrase ses gestes ( syndrome dit "Sin City" de Rodriguez, film que j'avais détesté pour la même raison).

Le sous titre, mis en exergue dès le générique " le vent souffle où il veut" semble vraiment appuyé.

Ensuite, la note d'intention du réal, en surimpression:

 

 

Vous avez de la chance, ce photogramme est de meilleur qualité que le dvd visionné: je n'arrivais pas à lire le texte.
Heureusement le dos de la jaquette m'a aidé.

Bref ce genre d'intention sur-affichée, me semble presque être une posture à la limite de l'honnêteté, un mensonge intellectuel: on se veut réaliste, presque aussi pur qu'un documentaire, mais souvent ça sonne faux. Artificiel.

Or, quoiqu'on fasse, le cinéma ( et tous ses genres, le documentaire y compris) sera toujours un mensonge 24 images/seconde.
Si dans l'ensemble, j'ai été plutôt happé par le film ( c'est un genre infaillible aussi), quel dommage ce refus de donner plus d'émotions, ce ton neurasthénique général... Le mec attendrait les résultats de son bac , il réagirait pareil.
J'apprécie le choix de la mise en scène factuelle, avec beaucoup d'inserts sur les gestes, les détails, mais franchement, le rythme indolent gâche un peu le film, avec des  entrée de champs interminable!

On voit ainsi une portion de décors. On entend des bruits de pas.
Les bruits de pas s'arrêtent.
Et puis il reprennent.
Et là, le personnage principal entre dans le champs.
Alors je sais qu'il a inspiré Cuarron pour Gravity, que dans les bonus, Bruno DUmont loue le film ( et engueule le spectateur qui cherche à jouir trop vite, il conclue le bonus avec cette remarque). Que son interprète principal, François Letterier ( papa de Louis!) s'exaspère que le film ne soit pas découvert au cinéma, et que le dvd c'est le mal, et c'est pire pour ceux qui vont voir ça sur un smartphone (mais je doute que ceux qui regardent des films sur un smartphone se mate un Bresson).
Oui, c'est un cinéma respectable, dont on peut apprécier certaines idées et théories.
Mais si l'émotion est absente, moi, ça m'emmerde.


D'ailleurs, je reprends les propos de Claude Lelouch, ( qui ne sauve que ce film de sa filmo d'ailleurs).
Ses films seraient supportables si on y faisait rentrer un peu de vie, si les gens parlaient juste, s’il se passait quelque chose, si les personnages souriaient de temps en temps, s’ils ne faisaient pas systématiquement tout le temps la gueule.»

 

Quant à GONE BABY GONE, premier effort de Ben Affleck , il m'a totalement laissé indifférent.

Pourtant adapté de Dennis Lehanne, le film pâtit de par son duo de détectives vraiment fadasse dans le film ( bien que très attachant dans le roman "Un dernier verre avant la guerre). je n'ai pas cru au couple Casey Affleck et Michelle Monaghan.

CAsey Affleck est d'un mou... peut être dû au végétalisme du comédien.

 

 

 

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7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 07:15

Je Dois Tuer (dvd) de Lewis Allen (1954)

Black Hat (dvd) de Michael Mann (2015)

DeadPool (ciné) de Tim Miller 2016

The Revenant (ciné)Alejandor Gonzalez Inarritù (2015)

St Amour (ciné) de Benoît Delépine et Gustav Kervern

La Mort aux trousses ( ciné) d'Alfred Hitchcock (1959)

Pee Wee's Big Holiday (netflix) de John Lee (2016)

The Amazing Spider-Man (netflix) de Marc Webb (2012)

The Murderer (netflix) -Na Hong-Jin 2011

Babel (dvd)-2006 Alejandor Gonzalez Inarritù

21 Grammes (dvd)- 2003 Alejandor Gonzalez Inarritù

Amours chiennes (dvd) -Alejandor Gonzalez Inarritù

Légendes d'Automne- d'Edward Zwick 1995 (netflix)

Valhalla Rising-2009 Nicolas Winding Refn (netflix)

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 10:16

Récap des films vus en février: 14 films seulement et malheureusement, rien qui m'a retourné le cerveau. Peu de films nuls ( car certains sont sympathiquement nuls: Breaker! Breaker! avec Chuck Norris, c'est naze, mais je ne me suis pas fait chier non plus, ça appartient à son époque, et mon cerveau s'est calibré à l'avance), pas mal de bons films... Mais de là à me toucher, me marquer profondément....

Revue de détails express!

LES HUIT SALOPARDS de Quentin Tarantino (2015) Une bonne surprise dans le mesure où je n'aime pas vraiment la proposition de cinéma de Tarantino.
Comprenons-nous bien: Il a un enthousiasme communicatif, on kiffe la même essence de cinéma. Je lui ai toujours reconnu un immense talent, mais ce qui ne me plaît pas est plus d'ordre moral, même si ça fait un peu catho de dire ça. Par exemple, dans Les Huit Salopards , on retrouve un exemple typique de ce qui me gêne chez lui: lors de la confrontation Warren et le Colonel, et avec la finalité que l'on sait: aucun plan de coupe sur la réaction des autres personnages.
Alors qu'un climat de suspicion règne, voilà qu'à la première exécution ( de souvenance), personne ne moufte. Ca été difficile pour moi d'accepter qu'on ne montre jamais un plan de coupe sur le visage de Kurt Russel , qui est quand même le plus méfiant du groupe.
Non, on s'étire dans un monologue provocateur ( et à l'humour douteux, car je vois bien Tarantino se complaire dans cet apparté franchement limite), qui se termine donc par une balle dans la tête, qui n'aura jamais d'incidence sur la suite.

Dans Django , c'était vers la fin ( là le souvenir remonte à sa sortie, donc désolé si c'est confus) quand les proches des défunts proposent un café de façon guillerette alors que du jus de cervelle de leurs proches coule encore sur les murs.
Dans Boulevard de la mort, ce sont toutes les pétasses du film qui "finissent" Kurt Russel de façon outrancière , avec talon aiguille dans le crâne ( bizarrement j'ai plus de sympathie pour lui que pour ses victimes).

Bref, ce n'est pas une critique en soi, c'est juste une sensibilité qui ne me correspond pas; et ça me fait bien chier, car Tarantino s'attaque toujours à des genres que j'adore.
Dans les Huit Salopards, je regrette aussi le traitement sadique au personnage le plus "sympathique", ou en tout cas le plus honnête du film ( c'est le seul qui dit ce qu'il pense quand même).

Mis à part ça cet aparté ( qui est quand même long) j'ai bien aimé les Huit Salopards: superbe ambiance, un score génial, un décor aussi prégnant que celui de la base en Antarctique de The Thing ( auquel on rend hommage de façon appuyé).



CREED de Ryan Coogler (2015) Plutôt pas mal, grâce à Sly. Le seul gros bémol, c'est que je suis moins attaché à Creed, très bien interprété d'ailleurs. Pour un film surfant sur la vague des séquelles/remakes déguisés, c'est plutôt pas mal. Ce film n'a pas la même force qu'un Rocky Balboa, c'est moins personnel, on est dans l'hommage respectueux. Voir un héros de saga combattre un cancer, dans des plans qui ne font pas l'impasse sur ses aspects les moins glamours ( perte de cheveux, nausées...) fait quand même son effet.
Surtout sur un hypocondriaque comme moi.

JACKIE CHAN DANS LE BRONX Stanley Tong (1995) . Le deuxième Jackie Chan que je vois, après son film co-réalisé par Tsui Hark et Ringo Lam (dont je n'ai plus de souvenirs). Si j'ai tiqué sur des trous béants dans le scénario ( ou le montage), il y a de ces morceaux de bravoure qui m'ont vraiment soufflé. Notamment dans l'entrepôt, où Jackie rentre dans un caddie, en ressort, le jeu des bouteilles de bière sur le billard...Je sais qu'il a exécuté des trucs encore plus dingues dans d'autres opus... Bref, je ne pensais pas que ça me divertirait autant, je suis passé à côté de sa carrière et je me laisserai bien tenté par la crème de la crème de sa filmo.


THE HITMAN d'Aaron Norris (1991). Un film qui m'a amusé, même si c'est raciste ( mais bon, de la part de Mémé et Yoyo...), très très con, et encore un final où le méchant se fait exploser. Maté à la suite de Fifty Fifty, on se dit que le studio avait de la suite dans les idées.

 

METAMORPHOSIS -The Alien Factor de Glenn Takakjian (1993). Déjà commenté ce film de série B limite Z. Pas désagréable, avec quelques effets gores et du stop motion qui sent bon l'artisanat. C'est malheureusement très mal joué, très mal écrit mais je ne peux pas être méchant, toute l'équipe technique s'est visiblement démenée pour en faire quelque chose qui soit digne.


FELON de Ric Roman Waugh (2008). Bon petit film de prison, dominé par Val Kilmer, qui impose par son charisme. Un usage un peu pénible du "tremblé" façon documentaire , mais le réal a très bien dirigé son casting, les personnages sont crédibles, je suis rentré dedans... c'est l'essentiel.

 


L'HOMME DE L'ARIZONA de Budd Boetticher (1957). très grosse déception. Randolph Scott est le pire acteur de western possible. Pourtant j'avais adoré COups de feu dans la sierra , l'année dernière . Il fait chier dès qu'il est dans le cadre. Ca arrive chez certain.
Comme Charles Berling.

FILATURES de Yau Nai-hoi (2008) Un film qui a la saveur d'un Johnnie To, avec beaucoup d'acteurs issus des films de Johnnie To (c'est d'ailleurs lui qui produit), qui reprennent d'ailleurs les archétypes d'un film comme Mission (Suet Lam, notamment, qui passe encore le film à bouffer des cochonneries). C'est un exercice de style plaisant, reposant en majorité sur des séquences de ... filatures, mettant en valeur la ville, la faune et l'ambiance , le tout dans une vague trame criminelle. Malgré tout, je prèfère encore la vision de To ( pour le peu que j'ai vu de lui), qui arrivait à provoquer une émotion, là où Filatures reste à la surface des choses.
Par exemple, une scène de voyeurisme met en suspension une tension entre deux personnages, il y a une apparté "légère", un peu comme la scène de foot improvisé dans Mission ( qui est avec Vengeance, le seul To que j'ai vu). Ca n'a malheureusement pas le même impact. Et ça cristallise un peu mon sentiment sur le film, "bien sans plus".



BREAKER !BREAKER! de Don Hulette (1977). Un Chuck Norris jeune premier ( c'est à dire 37 ans), dans ce que j'aime le moins aux States: le culte des routiers, la country, mais avec une (très vague) histoire de repli communautaire d'une bourgade pratiquant l'autarcie. On pense très vaguement à un pitch de la Quatrième Dimension, via Richard Matheson , on pressent le potentiel ( avec un casse géré par un homme et son frère dégénéré, où on pourrait se débarrasser salement des visiteurs inopportuns), sauf que ça ne va pas au bout de son sujet .
Encore un film où je ne me suis pas fait chier.


CHEVAL DE GUERRE de Steven Spielberg (2011). Contre toute attente, j'ai été touché par cette histoire de canasson qui traversa la première guerre mondiale , passant d'un camps à un autre pour au final revenir au bercail. L'humanisme de Spielberg, les images qui parfois évoque le John Ford de La Charge Héroïque, ces instants sidérants, de pur cinéma (hélas!) où alliés et ennemis font une trêve pour dépêtrer le cheval des barbelés .

AVE CESAR! de Joel et Ethan Coen (2016). Sans doute la meilleure surprise du mois. Malheureusement je ne dispose pas des outils intellectuels pour en parler.

 



NETWORK de Sydney Lumet (1977) . Bien aimé, mais y a Faye Dunaway. Mon seul regret, dans la vie, c'est que je ne croiserai sans doute jamais son chemin pour lui mettre une baffe.
C'est pas bien grave, j'ai déjà broyé la main de Catherine Breillat. Depuis elle a fait un AVC. Elle a payé pour elle.


DIAMANT 13 de Gilles Béhat (2009). Qu'est ce que c'est nul! Malgré Depardieu et un décorateur visiblement très inspiré par le mot "délabrement", un film plombé par l'interprétation catastrophique d'Asia Argento, la présence d'Olivier Marshal en mode dépressif lui-même. C'est vraiment con, car visuellement il en jetait, Depardieu est très convaincant dans un rôle finalement pas si éloigné d'un Steven Seagal .

LES TORTUES NINJA de Steve Barron (1990). Peu de souvenirs. J'ai bu du vin bio à ce moment-là.

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 20:20

Je ne compte pas Mission: Impossible Rogue Nation et Pound of flesh, déjà chroniqués.

 

AIGUIRRE LA COLERE DE DIEU  (1972)de Werner Herzog. J'ai été un peu déçu, malgré les conditions optimales pour le découvrir ( grâce au cycle des yeux fertiles, dans le cinéma Marcel Carné à St Michel sur orge). Un film de fou, avec des fous, tantôt grotesque, parfois métaphysique... je m'attendais à un vrai survival mais au final, Klaus Kinski amène le film vers autre chose. En fait , je ne sais pas si je suis déçu ou désappointé, ce qui n'est pas pareil. Je n'ai toujours pas réussi à prendre le recul et à analyser mon sentiment sur ce film. Bizarre.

SCARY MOVIE 1  (2000)des frères WAyans . Je l'avais déjà vu, je ne connais plus les tenants et aboutissants qui m'ont mené, avec ma femme, à revoir ce film. Sans doute parce qu'on n'avait pas d'autre comédie à se mettre sous la dent (et le catalogue Netflix étant assez chiche dans ce domaine). Certains passages continuent à me faire marrer, surtout tout ce qui concerne le flic débile mental ( Doofy je crois) et certains gags très axés cul, encore osé aujourd'hui ( la bite dans l'oreille, franchement!) Les parodies des succès ont pris un coup de vieux.

CARNAGE (2011)de Roman Polanski. J'ai bien aimé. C'est une pièce de théâtre à la base, mais remarquablement filmée ( ça glisse tout seul, rien de révolutionnaire en apparence, mais ne nous y trompons pas: entre les champs/contre champs, certaines ruptures dans le choix d'objectifs, Polanski n'a vraiment pas négligé sa mise en scène). Excellent casting. Même Christoph Waltz est très bien.
Au final un film sympa qui dresse bien le portrait de notre genre humain, à partir d'une simple anicroche entre deux gosses.

JUMANJI (1996)de Joe Johnston. J'avais vu le film à sa sortie, je devais avoir 13 ou 14 ans. Ca a été une bonne surprise de le redécouvrir. Un film bien plus cruel que dans mes souvenirs, voir très triste par moments. C'est surtout le triste constat qu'à une époque, le minimum syndical pour le divertissement familial était de ce niveau (Jumanji n'étant pas franchement salué par la critique à l'époque).
J'avais oublié que Robin Williams était méchamment poilu des mains .

LE TROISIEME HOMME (1948) de Carol Reed. Un classique du cinéma qui m'a fait chier. C'est beau, mais sa volonté de de tout filmer de traviole m'a plus donné un torticolis qu'une dévotion à ce parti pris audacieux. Je n'aime pas les personnages, et surtout , je déteste la musique. Sachant qu'elle est jouée mille fois en boucle, autant dire que je suis déçu. C'est con, j'avais acheté le blu-ray.

UN ETE MAGIQUE  (2012)de Rob Reiner. Le genre de bluette sentimentale qui pourrait faire fuir n'importe qui mais qui m'a conquis.
C'est léger, c'est archi vu, Morgan Freeman nous refait le coup du vieux sage handicapé mais j'ai marché.  La fibre mélancolico-nostalgique de Reiner est plus prégnante que jamais, mais sans une onde de drame. Ce film a la douceur d'un souvenir agréable de l'enfance, ce n'est que bienveillance et sérénité.

 

UNE VIE INACHEVEE (2005) de Lasse Hallström. J'ai presque aussi bien marché que pour le film précédent. C'est un peu moins sirupeux, on est plus proche de L'Homme qui murmurait à l'oreilles des chattes, y a Morgan Freeman qui refait son numéro du vieux sage ( et handicapé), Jennifer Lopez est bonne, et Robert Redford casse la gueule à un connard. Il est très bon dans ce rôle de père meurtri . Le film ne raconte pas grand chose, et Hallström n'a pas la délicatesse d'un Reiner ( il y a va avec des plans d'hélicoptère, des ralentis, de la musique mielleuse).

 

Morgan Freeman aime bien les chapeaux.

A noter que dans Un été Magique, il exhibe un ratelier flambant neuf.

 


POURSUITE d'Andrew DAvis. Un actioner oublié des années 90, tourné après le carton du Fugitif. Davis reprend les mêmes ficelles que le Fugitif. Il remplace Tommy Lee Jones par Fred Ward. Brian Cox joue le méchant. Et Morgan Freeman joue le rôle du vieux sage, d'un ambitieux fourbe, mais pas trop. En fait , son personnage est super mal défini. Il a aidé Brian Cox mais d'un autre côté trouve qu'il est allé trop loin. Keanu Reeves est tout pâteux.
Ca se regarde malgré tout, bonne musique de Jerry Goldsmith. Encore cette qualité minimale d'une époque révolue, qui sentait encore l'artisanat dans ses effets spéciaux. J'ai repensé à de vieux articles de la revue SFX, qui avait traité le film pour certaines de ces scènes.

 

 

Mr KLEIN (1976) de Jospeh Losey. Un film étrange sur un collectionneur d'art cynique , qui rachète à prix dérisoire des oeuvres à des juifs. Jusqu'au jour où la police le prend pour son homonyme, un juif abonné à la revue "informations juives" .
Comme en plus ça se passe dans le Paris occupé, on peut dire qu'il a la trouille, et met tout en oeuvre pour prouver, dans un premier temps, qu'il n'est pas ce mr Klein, qu'il n'est pas juif. Petit à petit , il endosse cette identité , dans une quête de lui même qui lui échappe.
Un film magnifique, qui parvient à capter l'ambiance délétère du Paris occupé, dominé par un Alain Delon impressionnant.


PIRATES (1986)de Roman Polanski. J'adorais ce film quand j'étais gamin. J'ai beaucoup pris de plaisir pendant sa première demie heure. C'est drôle, bourré d'idées, une authenticité visuelle jusqu'au moindre bouton de manchette. Ensuite, ça se gâte un peu quand on accoste dans l'Ile. Walter Matthau est impayable. Cris Campion beaucoup moins.

 

LES CONTES DE LA LUNE VAGUE APRES LA PLUIE (1953) de Kenji Mizoguchi. Un classique du cinéma Japonais que j'avais étudié plan par plan au lycée. Il me faisait un peu chier à l'époque, j'étais plus fan de Kurosawa, plus accessible. Aujourd'hui, je suis vieux et plus sensible à la morale du film; qui demeure toujours très beau, et enlevé.
Je préfère toujours Kurosawa, ceci dit.

LIBRE COMME LE VENT  (1958) de RObert Parrish. La meilleure découverte du mois! Un très bon western dominé par le jeu de John Cassavetes, inoubliable en jeune chien fou imprévisible, limite psychopathe , qui échappe au contrôle de son frère, le vénérable Robert Taylor. Très belles séquences en extérieur.

REBEL HIGH (1987)de Harry Jakobs.

Comédie improbable, totalement obscure, croisement entre le Collège Fou Fou Fou, Police Academy et les CHarlots.

Je connais l'existence de ce film par le plus grand des  hasards, en découvrant de façon fortuite, dans la poubelle de mon immeuble, plusieurs VHS : des films de ninjas, des Bruce Lee, des Bruce Li... Celui m'a tapé dans l'oeil. Faut dire que la jaquette:


Il y a quelques insultes en vf que je ne risque pas d'oublier ( "Bouffe tes crottes de nez, face de moule"), il y a des rôles féminins joués par des hommes, un des profs est un vieillard qui a un casque de soldat de la guerre de 14-18 (???)...
C'est naze mais j'ai regardé jusqu'au bout... A noter, dans le générique de fin, une voix off s'excusant de cette merde de film, mais qu'on n'est jamais à l'abri d'une suite...

 

DRAGON ROUGE de Brett Ratner. Nettement moins nul que sa réputation. C'est évidemment à des années lumières de la série Hannibal. Quant au film de Michael Mann, dont c'est le remake, on y pense assez peu en fait. Ca n'a aucune classe, tout est surligné au marqueur, pas de finesse, on évite la nuance... en fait, on est plus proche des romans d'Harris, qui a inventé un personnage et un univers marquants, mais est loin d'être un grand romancier. Je me souviens de moments très embarrassants dans le roman originel... des descriptions des effusions physiques entre Dolarhyde et la jeune aveugle ( je crois qu'il décrivait en longueur la fellation par ailleurs esquissée dans le film de Ratner. très différent de Michael Mann vous voyez...).
Reste un très beau score de Danny Elfman, qui réitère certains "trucs" de Hulk. Le main title est excellent.

 

FIFTY FIFTY de Charles Martin Smith. Un film produit par la cannon, avec Peter Weller et Robert Hays. C'est très con, mais on se marre! Des punchlines bas de plafond , du niveau du Temple D'Or ( autre monument de la cannon que j'aime beaucoup, qui a aussi un duo viril qui s'envoie des vannes à tout bout de champs). Généreux en action, même si ça se ralentit à un moment ( pour mieux reprendre plus tard.) Robert Hays parvient parfois à éclipser Peter Weller ( c'est une gageure). C'est absolument sans prétention, et le méchant finit explosé.

SOMETHING'S GOTTA GIVE de Nancy Meyers. Une comédie romantique pour femmes ménopausées. On y voit Diane KEaton a poil, Nicholson nique mais se fait prendre sa tension après, et Keanu Reeves a perdu du poids depuis Poursuite.
Bref, rien à signaler.

 

LA CHEVAUCHEE DES BANNIS d'André DeToth. Découvert l'année dernière donc, et déjà commenté il y a quelques temps. Il fait certainement parti de mon top 10 des meilleurs westerns. C'est visuellement un des plus originaux, on est à des années lumières des personnages de chez Ford, Hawks... peut être plus de Robert Parrish avec ces personnages un peu torturés, pas franchement sympathiques. D'ailleurs on dit souvent que les bannis du film préfigurent la Horde Sauvage de Peckinpah.

 

THE LAST PATROL de Sheldon Lettich (2000)

Une sorte de soap post apocalyptique ( d'ailleurs écrit dans ce sens par son couple de scénaristes, qui a été pensé d'abord comme un pilote de série tv) pas désagréable malgré l'étroitesse manifeste du budget.

Bien torché (hormis une explosion et un ralenti bien risible), avec une belle lumière ( Sheldon Lettich est décidement l'anti Barbarash), le film propose une belle alternative crédible à ce genre balisé dans les vidéos clubs. Grâce à des personnages secondaires parfois trucculents (le faux indien, le vendeur de lait contaminé à la sauvette) qui trouvent un équilibre avec le jeu distancié de Dolph Lundgren, qui me rappelle décidement énormément Boris Karlof. 

Finalement assez chiche en action, le film vire dans sa dernière partie dans un actioner de DTV assez convenu .

 

UN AIR DE FAMILLE  (1996)de Cédric Klapish.
J'avais déjà vu ce film, à sa sortie, donc ça date.
J'ai bien aimé, même si j'ai trouvé le film infiniment plus triste que dans mes souvenirs (oui, je sors les mêmes arguments que pour Jumanji, mais j'ai peu de vocabulaire).

Le personnage joué par Jean-Pierre Bacri m'a beaucoup touché. Tout ce chagrin mélancolique qu'il traîne, et cette espèce de lutte contre son fichu caractère qui le prend parfois par surprise.

Et ce sentiment que le temps passe à une vitesse folle:
Il faut dire aussi qu'Agnès Jaoui avait 32 ans au moment du film.
J'avais 13 ans à sa sortie (1996).
Désormais je suis plus vieux que le personnage d'Agnès Jaoui.

Ca m'a fait bizarre... Ca m'a accaparé l'esprit pendant une bonne partie du film.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 08:35

 

POUND OF FLESH d'Ernie Barbarash (2015)

 

Ayé, le Van Damme nouveau est arrivé, et est disponible sur Netflix. Grand fan du comédien ( je vous renvoie à ma bafouille ICI ) je ne pouvais passer à côté de son dernier DTV, en attendant de le découvrir dans un registre encore sous exploité chez lui, la comédie, dans une série produite par Ridley Scott au pitch excitant. La présence d'Ernie Barbarash n'avait rien de réconfortant, surtout pour un DTV, puisque les deux compères ont déjà officié sur 6 Bullets (pas vu) et surtout Assassination Games, qui se laissait regarder  pour la sieste.

Visuellement hideux, encore un effet "sous production d'europe de l'est" (alors que ça se passe dans les Philippines...), ce qui rend plus risible  la motivation de la défunte femme du frère de Jean-Claude, qui serait tombée sous le charme de la ville...

Montage catastrophique, mise en scène de demeuré,  on a même droit à un hommage involontaire à Terrain Miné, où jean -claude semble se regarder lui même par la grâce d'un enchaînement maladroit de deux plans.

Si Assassination Games pouvait au moins avoir quelques affrontements avec Scott Adkins qui étaient d'un niveau supérieur, ici, c'est du travail de doublure, filmée à la vas- y comme je te pousse, sans doute à l'arrache... Et pourtant! Je l'ai regardé ( en deux fois, certes) sans trop m'emmerder. Parce que Van Damme continue à exercer un immense pouvoir de fascination, même diminué, et j'avais envie de connaître le fin mot de l'histoire.

Ce qui m'a surpris, c'est le ton très sérieux, voire sentencieux, alors que le pitch était des plus rigolos ( en gros, on lui a volé son rein, et il va tout faire pour le récupérer.).

Il y a un personnage secondaire qui est assez marrant, un vieux mafieux chinois désormais rangé du bon côté, et qui aide Van Damme. Il passe toutes les scènes à passer des coups de fil.

Quand il téléphone pas, il joue avec le téléphone, ou va se servir un café et piquer dans le frigo.

Il est marrant ce chinois, Aki Aleong, 81 ans, une carrière remplie de petits rôles (il jouerait dans Le grand Tournoi, toujours pas vu à l'heure actuelle).

 

 

 

L'histoire est assez gravos, avec cette femme qui aurait aimé Van Damme, puis son frère, puis est retournée coucher avec Van DAmme, serait tombée enceinte de lui, pour finalement retourner avec le frère...  Sans compter l'apparition de la putain,  qui ressemble à cette  défunte femme, qui couche avec VAn DAmme , et quand ce dernier casse sa pipe, elle couche avec le frère.

Il aurait dû jouer les deux rôles; ça aurait été plus simple.

Les acteurs font ce qu'ils peuvent pour donner de l'épaisseur aux personnages, Darren Shahlavi, très convaincant en méchant de DTV stéroïdé et camé a donné sa vie au film, qui lui est dédié.

Je ne peux pas me résoudre à être méchant sur ce film, qui semble avoir été exécuté à la va vite, pour honorer un contrat ou profiter d'un lieu de tournage ( heu... la boite de nuit?).

Ci-dessous, une capture d'écran témoignant que les détourages sur fonds verts ont été supervisé par Kévin Lapetouille, stagiaire en infographie en première année.

 

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