Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 07:30

Episode 14: Coup du sort **

 

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Titre Original: Theef

 Réalisé par Kim Manners. Ecrit par Vince Gilligan, John Shiban & Frank Spotnitz.

 

Un épisode moyen , qui surfe sur la sorcellerie vaudou , déjà traitée dans la série ( et pour un résultat  à peine meilleur , cf "Mystère Vaudou" dans la saison 2), mais qui marque un peu la rétine par ses sorts choquants ( la radiographie de la femme qui va se faire carboniser, le méchant qui perce les yeux d'une poupée pour aveugler Scully). La présence dans le casting de Billy Drago et son physique particulier ( que les fans de Charmed connaissent bien) n'y sont pas étranger.

Abordant au final la question de l'euthanasie, et le droit légitime ou non d'un médecin de la pratiquer, l'épisode loupe le coche d'un trip horrifique palpitant et choquant en alourdissant inutilement le rythme.  Mieux vaut se remater Jusqu'en enfer de Sam Raimi .

 

 

Episode 15: En Ami ****

  

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Titre Original: En ami.

Ecrit par William B Davis

Réalisé par Rob Bowman

  

William B Davis rejoint le club des interprètes de la série qui écrit à son tour un épisode plus personnel: ayant toujours regretté son manque de scènes avec Gillian Anderson, Carter lui permet enfin de s'exprimer pleinement. C'est aussi le dernier épisode réalisé par Rob Bowman parti vers d'autres cieux ( Le Règne de feu, Elektra...) 

Un voyage  introspectif dans lequel il convie Scully à le suivre pour mettre la main sur le remède absolu, celui qui soigne le cancer. L'Homme à la cigarette est mourrant suite à l'opération ratée d'hybridation. Il souhaite offrir un héritage positif à une femme dont il admire les valeurs, lui qui a consacré sa vie à détruire celles des autres.

Malgré le peu de surprises sur la finalité  de cette prétendue rédemption, on est touché par ses confessions.

L'Homme à la cigarette est décidement le personnage le plus complexe de la série. Aussi bien destructeur que protecteur, odieux que charmant, non dénué d'élégance mais implacable dans ses meurtres... Scully ( et le spectateur) parvient à discerner une faille chez lui ( comme l'avait déjà montré l'épisode qui lui est consacré exclusivement dans la saison 4).

On apprécie de le voir tout mettre en oeuvre pour gagner la confiance de Scully, où il se débarrasse provisoirement de son allure de triste sire pour se montre un gentleman raffiné . Il lui achète pour l'occasion une robe ravissante, pour un dîner mémorable où Gillian Anderson n'a jamais été aussi belle.  

  

  

Episode 16: Chimère ***

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Réalisé par Cliff Bole. Ecrit par David Amann

 

Un bon épisode où des crimes interviennent dans une banlieue tranquille. Un corbeau se trouve alors dans les parages. Mulder est convié dans le foyer d’un policier local pour enquêter tandis que Scully est occuppée sur une autre affaire, la disparition de prostituées.

Plusieurs fois X-Files a égratiné l’aspect chaleureux d’une banlieue tranquille,  la relative quiétude d’une famille. Le Corbeau est évidement une référence directe à Poe, au spectre de la vengeance et de la culpabilité , bref, un oiseau de mauvais augure comme on dit.  L’enquête se suit avec plaisir, et on apprécie les révélations qui se succèdent, jusqu’à la confrontation finale , surprenante On fait directement référence à la Banshee;  qui, d'après le folklore gaélique, était "l'esprit d'une femme dont l'apparition annonçait la mort d'un membre d'une famille."   

Les fans de Charmed apprécieront la référence. 

( Merci à http://thexfiles.unblog.fr/ qui m'a éclairé sur ce point. )

   Intermède plus léger du côté de Scully cantonnée à un rôle ingrat de surveillance pour la disparition de prostituées ,dont la solution est aussi grotesque que drôle.

  

  

Episode 17: Existence *

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Titre Original: All Things

Ecrit et réalisé par Gillian Anderson.

    Dans mes souvenirs, avec Vampires, c’était un des épisodes les plus pénibles. Gillian Anderson a écrit et réalisé cet épisode, rejoignant ainsi le cercle des comédiens de la série qui ont voulu apporter leur sensibilité.

Bon, il est délicat cet épisode : d’abord, on a le pré-générique le plus court de la série. Normal, c’est juste pour dévoiler que Scully a passé la nuit avec Mulder. Enfin. Sept ans pour coucher, mais on sait que l’affection amoureuse entre ces deux là a dépassé depuis belle lurette le simple attrait physique.

Le reste de l’épisode est un retour en arrière sur les 70 heures précédentes. On pourrait croire qu’il serait consacré au rapprochement Mulder-Scully mais il n’en est rien. Alors que Mulder propose d’enquêter sur le phénomène des crocs circles en Angleterre, Scully décline pour lever le pied.

Et son week end de repos va être bouleversé par le retour de son ancien amour de jeunesse : son vieux professeur malade, dont la liaison a eu des répercussions difficiles sur la famille de ce dernier.

Déjà, j’ai du mal à accepter d’imaginer Scully étudiante coucher avec ce vieux beau sorti d’un épisode d’Amour , Gloire et Beauté.   Mais c’est sans compter toutes les séquences New Age où  la spiritualité, le bouddhisme , le Feng Shui,  et tous ses remèdes naturels sont évoqués dans un salmigondis qui ne fonctionne pas du tout. De plus, la chanson qui revient régulièrement , illustre des ralentis pathétiques qui ressemblent plus à des clips : Scully qui marche au ralenti dans les rues, au milieu de quidam.

Sans compter la vision divine, où apparait le vieil amant, nu, dans un trip embarrassant . Mais sans compter sur l’élément le plus grotesque de tous : Scully a plusieurs fois la vision d’une jeune femme aux cheveux longs, qui court en casquette. A la fin, elle se décide à la rattraper pour savoir qui c’est.

La femme mystérieuse se retourne, et la vision s’estompe pour laisser place à Mulder.

D’un ridicule achevé mais assez amusant, voire touchant tant les intentions de Gillian Anderson semblent sincères, on n’a de cesse pourtant de regretter d’être resté aux basques de Scully, au détriment de l’enquête de Mulder et ses crops circles.

 

   

Episode 18: HOLLYWOOD ***

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Ecrit et réalisé par David Duchovny   

 Un loner plus léger puisque nos deux agents doivent accepter la compagnie d'un scénariste hollywoodien lors d'une de leur enquête. Ce dernier s'inspire du duo pour son prochain film; qui sera interprété par Gary Shandling dans le rôle de Muler, et Tea Leoni pour Scully. Egratinant gentiment le milieu très narcissique et superficiel d'Hollywood , avec sonneries intempestives de téléphone portable à des moments critiques ( découverte d'un cadavre, investigation etc...), amour du décor en carton pate dès qu'on entre dans le film fictif qui rappelle un peu le clip ringard de Body Double de DePalma, l'épisode parvient à émouvoir de façon étonnante quand tous les personnages de l'épisode se retrouvent au cinéma pour apprécier-ou non- le film qui leur a été consacré.  Par ailleurs, on croise parmi les spectateurs le créateur de la série himself, Chris Carter.

On pense évidemment au final d'Ed Wood de Tim Burton, d'autant plus que Mulder visionne à un moment Plan 9 From outer space , film qu'il regarde pour se vider la tête "tellement c'est nul". L'épisode fourmille d'idées aussi bien scénaristiques que visuelles ( le split screen quand nos deux agents téléphones dans leur bain, puis l'appel de Skinner, lui aussi dans le bain, la danse d'un squelette en CGI ). Les calembours ringards dignes d'une superproduction faisandée sont légions ( "Est ce que c'est ta torche ou la joie de me voir?") ;Bref, c'est rythmé, inventif, touchant, à l'image de ce qu'aurait dû être cette saison en demie teinte qui semble se rattraper in extremis.

 

 

Episode 19: Nicotine ***

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Réalisé par Kim Manners. Ecrit par Steve Maeda & Greg Walker

Ca commence dans une ambiance à la Révélation, superbe film de Michael Mann  d’après une histoire vraie, où des employés d’un géant du tabac souhaitaient dénoncer le scandale des manipulations chimiques qui rendaient accros les fumeurs. Mais c’est un épisode d’X-Files, donc on va apprécier les écarts horrifiques : les victimes sont ceux qui subissent la fumée, leurs poumons allant être envahis d’insectes qui germaient dans les cigarettes.

Réalisation inventive de Manners ( autopsie vue à travers le reflet des lunettes de Scully), séquences chocs ( dont la chirurgie de Mulder, où on aspire toutes les larves qui encombrent sa gorge), interprétation remarquable ; notons la présence de Tobin Bell, inoubliable Jingsaw des Saw, qui apporte son timbre et son regard particulier dans plusieurs séquences. Le comédien a décidement une aura de mort tout autour de lui.

  

  

  

Episode 20: Doubles ***

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Titre Original: Fight Club

Réalisé par Paul Shapiro. Ecrit par Chris Carter

Considéré par les fans comme l'un des plus mauvais de la série, j'ai en revanche beaucoup apprécié l'idée.

Deux jeunes femmes identiques, mais ne se connaissant pas, provoquent une montée de violence dans les alentours où elles se croisent.

Exploitant l'idée que nous avons tous un sosie quelque part, en le poussant à l'extrême, un épisode bien rythmé, amusant, dans lequel un catcheur sur le retour sort avec les deux filles, et provoquant ainsi un mini cataclysme dans la petite ville où se déroule l'intrigue. L'épisode va jusqu'au bout de son concept , car le prégénérique dévoile deux similis Mulder/Scully, très ressemblants, mais pas tout à faits identiques ( incarnés par les deux doublures officielles de Duchovny et Anderson, mais avec les véritables voix des comédiens pour renforcer l'ambiguité).  De plus, le comédien qui incarne le catcheur est très bon, gueule cassée au muscle un peu flasque, qui de prime abord inquiète , pour au final révéler que c'est un loser au coeur d'artichaud.  Divertissant, moi je valide.

 

 

Episode 21: JE SOUHAITE ****

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Titre original: identique.

Réalisé et écrit par Vince Gilligan.

 

Un loner tout aussi léger et encore plus réussi. Dans un entrepôt, la découverte d'une djinn qui exerce trois souhaits. Présente depuis des siècles et ayant influencé la carrière d'hommes au destin divers ( un harder, Mussolini...), elle se trouve cette fois à exhaucer les souhaits d'un abruti et son frère handicapé non moins limité intellectuellement. Sans compter qu'à chaque souhait, le revers de la médaille.

Très drôle, rythmé, on apprécie le ton à la limite du Dr Slump quand le frère obtient son don d'invisibilité ( pour déboucher sur la même catastrophe que le manga), et un maquillage qui rappelle Les Aventures d'un homme invisible de John Carpenter ( superbe effet spécial au demeurant, quand Scully applique une poudre jaune pour pouvoir identier le visage).

Le frère n'est pas en reste, qui songe en premier lieu à avoir un fauteuil roulant en or massif plutôt que de récuperer ses jambes. Mulder, va lui avoir un souhait plus noble en demandant la "paix dans le monde" pour une séquence étonnante et qui marque durablement les esprits.

La comédienne qui joue la djinn est très bien, entre douce ironie, et caractère blasé sur les besoins égostes des humains.

Vince Gilligan, une des meilleures plumes de la série ( qui aujourd'hui cartonne avec Breaking Bad) se lance dans la réalisation avec succès. Et comme c'est un putain de scénariste, il exploite son idée à fond, si bien qu'on a un sentiment de satiété à la fin de l'épisode, à la fois ludique et réfléxif. Si Retour vers le Futur 1 et 2 sont les films les plus complets sur les paradoxes temporels, cet épisode est le plus abouti sur tous les délires autour d'un génie qui exhauce trois voeux. J'ai dit! A noter, le commentaire audio de Gilligan disponible en bonus sur le dvd.

 

 

 

Episode 22: REQUIEM ****

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Réalisé par Kim Manners. Ecrit par Chris Carter.

 

Dernier épisode de la saison, et ni plus ni moins la fin d'une ère puisque Duchovny n'apparaitra que sporadiquement dans les saisons 8 et 9.

Pendant la réalisation de cet épisode, Carter ne savait pas si la Fox renouvellerait pour une saison, l'audience n'ayant cessé de se détériorer.  Il fallait donc un final satisfaisant, mais suffisament ouvert pour laisser suggérer que l'aventure continue.

Cet épisode bouleverse à plus d'un titre: d'abord Mulder et Scully  (dans leur dernière enquête en tandem) revisite les lieux de leur toute première aventure (le pilote de la saison 1). On y retrouve par ailleurs certains personnages de ce pilote, dont deux ados qui sont depuis devenus de jeunes adultes. Sept années ont passées depuis ( et presque un an où j'ai entamé ces chroniques sur mon blog). Les sentiments entre nos deux agents sont plus prégnants encore, mais Carter a eu le génie de garder une certaine pudeur . Ce qui fait que le moindre rapprochement tactile, comme un enlacement , devient très touchant.

Ensuite, Skinner va enfin voir de ses propres yeux un événement inouï qui va bousculer ses certitudes.  Et voir un type costaud comme lui, pragmatique, peu prompt à croire aux histoires paranormales , dont les convictions vont se fissurer; a quelque chose de bouleversant. Pour marquer le spectateur, il faut le sidérer. Et s'il a suffisament d'empathie pour ses personnages, il partagera leurs sidérations.

Et Carter, va enquiller les moments de sidérations au coup par coup: L'enlèvement de Mulder, Skinner qui découvre l'ovni, la mort de l'homme à la cigarette ( encore) et , à l'image d'un boxer qui assène son dernier coup pour un K.O, la révélation de la grossesse de Scully. Cut, générique de fin.

Sublime.

 

Bilan de la saison: Mi figue mi raisin. Les ratés sont plus nombreux, et surtout, on sent une certaine répétition qui est le premier danger de cette série qui n'hésite pas à se photocopier ( c'est le problème dans une série qui cumule plus de 20 épisodes par saison). Maitreya, Existence, La Morsure du mal sont parmi les plus mauvais de la série qui ne s'était sévèrement loupé qu'une seule fois ( vous vous souvenez de l'épisode les Vampires?).

Ensuite, on a du mal à pardonner le demi échec de Millenium , qui se devait d'être électrique.A défaut d'apocalyptique.    Pourant, il subsiste quelques perles, notamment Délivrance et Requiem, dont rien que les titres évoquent la fin d'une ère.

Et puis, encore et toujours, ces loners magnifiques, En Ami, Je Souhaite , Hollywood... La série a cumulé des épisodes très décalés de façon plus soutenue que d'habitude ( X-Cops), malheureusement on reste à plusieurs coudées en dessous de ce que les premières saisons nous ont offertes dans leur moments dingues ( Le Seigneur du Magma, la Guerre des Coprophages, etc...).

Bref, la déception est surtout dûe au très haut niveau des saisons précédentes et comme Carter et son équipe sont des gens qui se remettent en question, quittes parfois à se mettre en danger, le changement radical opéré avec la saison 8 va s'avérer très bénéfique .

Par Hush - Publié dans : X-Files Saison 7
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Vendredi 4 mai 2012 5 04 /05 /Mai /2012 08:47

Episode 9: LA MORSURE DU MAL *

 

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Titre Original: Signs and wonders.

Ecrit par Jeffrey Bells

Réalisé par Kim Manners

Une intrigue policière cousue de fil blanc, un affrontement entre deux églises, dont une qui vénère les serpents. Malgré un travail appliqué de Kim Manners, aidé par une lumière encore une fois très travaillée de Bill Roe, une histoire très décevante, mollassonne,  à tel point que j’ai piqué un roupillon.  Je me suis réveillé sur l’ultime plan,  amusant dans l’idée mais qui arrive bien trop tard. Au suivant.

 

 

EPISODE 10 et 11: DELIVRANCE parties 1 et 2 ***

 http://johnkennethmuir.files.wordpress.com/2010/07/closure3.jpg

 

Titres Originaux: Sein und Zeit et Closure ("être" et "temps" en allemand, c'est aussi le nom d'un essai philosophique d'Heidegger.)

 

Allez, on rattrape la déception des derniers épisodes par un diptyque très émouvant et passionnant et qui boucle définitivement la quête de Mulder vis-à-vis de sa sœur.  Sur une histoire de disparitions d’enfants, Mulder va découvrir des mères et des pères qui ont la faculté de voir l’aura de leur progénitures décédées.  Une idée très casse gueule : voir des mouflets faire de la corde à sauter ( au ralenti) comme image apaisante d’un paradis pour enfants , sur une musique de Moby ( !!!), a de quoi faire sourire même les moins cyniques d’entre nous .

Et pourtant, ça fonctionne, par la conviction des comédiens , l’absence de dialogues abscons, les images éthérées de ces visions, et l’audace de l’histoire qui bifurque du thriller au fantastique psychologique.

Plus que le passé trouble liant la mère de Mulder et CGBS ( a .k.a l’homme à la cigarette), c’est le personnage joué par Mark Rolston ( déjà vu dans un autre rôle dans l’épisode Le Musée rouge) , en père démuni mais possédant ce fameux don de voir les « nomades » ( terme poétique pour désigner ces visions) qui cristallise toute l’émotion. Son refus d’admettre la vérité à la fin est vraiment poignante, alors que Mulder l’accepte et conclue cette quête par un « I’m free » qui résonnera longtemps dans le cœur des spectateurs.

 

 

 

EPISODE 12 : PEUR BLEUE **

 

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Titre Original: X-Cops

Ecrit par Vince Gilligan

Réalisé par Michael Watkins

 

Episode très original : entièrement filmé dans le style de la série de télé réalité Cops, où des flics arrêtaient des noirs ( ou comme Law man, où Steven Seagal tirait sur des ragondins) , les deux agents sont donc suivis par des caméras tout au long d’une longue nuit où une entité sème la terreur dans un quartier .

Certains ont vu un loup garou, un autre un insecte géant, un autre Freddy Kruegger,  on a vite compris que cette entité prend la forme de la phobie de sa victime.

Techniquement très réussi, on a l’impression d’une hyper réalité, Gillian Anderson y étant pour beaucoup avec cette gêne manifeste de la caméra intrusive. Les cadreurs font de leur mieux pour saisir  la prolifération de problèmes : à peine cadrent-ils un flic blessé que la caméra bifurque à gauche pour montrer l’affaissement d’une voiture retournée. Un style choc qui fait ses preuves ( Cloverfield, Chronicle),  une impression d’hyper réalité immédiate mais la maitrise technique est  entâchée par le surjeu du couple de blacks homos, nous offrant plusieurs intermèdes «  comiques » embarrassants façon Cage aux folles et d'une façon générale, une histoire qui a le cul entre deux chaises, entre pur délire et sérieux. Ca n'aboutit pas, et surtout, la peur n'est pas palpable alors que c'est tout le sujet. Dommage!

 

 

 

EPISODE 13 : MAITREYA *

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Titre Original: First Person shooter

Ecrit par William Gibson et Tom Maddox

Réalisé par Chris Carter

 

Oula. Très embarrassant cet épisode.  Comme souvent dans les oeuvres cyberpunk . Gibson avait déjà contribué à un épisode, plutôt réussi ( Clic Mortel), sauf qu'ici on s'attaque à un sujet sensible, le jeu vidéo. Sensible, car quand il est abordé par des gens qui n'aiment pas les jeux vidéo ou les prennent de haut, ça devient au mieux risible, au pire agaçant et débile.

Ici, une multinationale propose aux joueurs de se plonger dans un monde virtuel,  où ils doivent affronter des ennemis divers comme des motards ou des nazis. Sauf qu'une déesse hyper bien roulée ; tue salement tous les participants.

Carter cite Blade Runner, mais c'est surtout à Captain Power qu'on pense: décors kitchs que des effets spéciaux soignés n'empêchent pas de minorer l'intention des auteurs.  Fusillades nombreuses mais molles, aussi excitantes que le film Avalon ( film intéressant dès que l'héroïne sort du jeu). Entre les combinaisons virtuelles ridicules, les accoutrements des Lone Gunmen sensés être drôles mais qui provoquent l'embarras et le manque total de conviction des comédiens, on a ici un beau raté. Sans compter les erreurs techniques, des faux raccords très embarrassants comme quand Scully tire dans le décor de Far West: ( pluie qui apparait et disparait selon le contre champ).

Carter propose un commentaire audio sur le dvd, que j'ai survolé: manque de temps, effets spéciaux difficiles... Mouais. Il n'empêche que montrer des ados surexcités ou un asiatique dont le talent eux jeux vidéos est légendaire chez les geeks est une façon très convenue de montrer cet univers là où X-Files a su tordre le cou aux idées reçues.

 

 

Par Hush - Publié dans : X-Files Saison 7
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 08:07

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 de Greg McLean

Excellente surprise découverte au mois d'avril, alors qu'à la base ni la jaquette, ni le pitch ( des touristes dans le bayou Australien vont se faire attaquer par un très gros crocodile) ni l'accroche " D'APRES UNE HISTOIRE VRAIE" ne m'ont interpellé.

Et pourtant, Rogue , baptisé Solitaire lors de son exploitation dans nos salles, puis Eaux Profondes pour le dvd français m'a bien remué.

Ca commence par des images sublimes et inédites d'une zone méconnue de l'Australie, façon National Geographic: outre des plans aériens d'une maitrise totale portée par une belle musique de Frank Tetaz, j'ai pensé à certains films vus en Imax au Futuroscope, notamment un film où une américaine tentait de retrouver la trace d'un panda chinois. 

 Ensuite, j'ai beaucoup apprécié la caractérisation des personnages, renforcée par un découpage astucieux qui nous en raconte bien plus que les dialogues-et les habitués de mon blog savent que je suis sensible à la maxime Une image vaut plus que dix mille mots.

Ainsi, le touriste américain débarque dans un bouis bouis, non sans un insert d'un clope qu'il laisse tomber à terre et l'écrase sans prendre la peine de le ramasser et le jetter. Quelques plans des autochtones locaux, des gueules qui sentent le vécu et on ressent sans problème que ce type n'est pas vraiment dans son élément. Que c'est un connard suffisant et qu'il n'a aucun respect pour les gars du coin.

 Le reste est à l'avenant, les autres touristes sont ainsi caractérisés par quelques traits caractériels et vestimenaires simples mais efficaces. Pas de caricature, des gens normaux qu'on retient tout de suite. A vrai dire, j'ai rarement vu ça.

Ensuite l'attaque du fameux crocodile, où notre groupe va se réfugier sur une minuscule île qui s'immerge lentement mais sûrement. C'est la phase convenue du film mais qui va vite laisser place au duel du "héros" contre le crocodile gigantesque ( parait- il plausible puisque qu'on a déjà pêché un specimen grand de plus de six mètres).

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En effet, l'américain va se retrouver dans la tannière du croco, pour un duel magnifique, tendu, silencieux, à la portée mythologique. Je n'ai pas vu cela depuis le premier Predator; sauf que vous remplaçez Schwarzy par un homme d'un gabarit normal et dont l'issue du combat est incertaine.

Enfin,  et c'est là que le film m'a vraiment secoué sans que je l'explique pourquoi, un ultime plan, magnifique qui achève de faire de ce film , autre chose qu'un simple survival horrifique avec une grosse bête dedans.

Sans compter la chanson du générique final, sous forme de comptine pour enfant "Pas d'idylle avec le crocodile", qui apporte certes un brin d'humour, mais aussi une émotion inédite, provoquée par le calvaire qu'on a partagé avec les touristes, et aidée par la caméra de McLean qui arrive à rendre très palpable l'atmosphère.

J'ai revu le film avec ma femme , et le film m'a encore une fois fait forte impression. Vraiment, il faut le découvrir, c'est la meilleure surprise depuis le début de l'année.

 

 

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de John Carpenter

On peut lire ici et là que ce n'est pas son film le plus marquant ; mais en même temps, avec une filmo comme la sienne, quand on a cumulé autant de bombes cosmiques, la barre est tellement haut que parfois les petits derniers génèrent une attente disproportionée.
The Ward, je l'attendais sans trop me précipiter. Tout a été fait pour flinguer le film: des images previews pas très parlantes, une absence d'exploitations salles chez nous HONTEUSE alors qu'il y a une centaine de merdes qui auraient bien plus leur place en vidéo club ( au rayon poubelle); et des critiques mitigées, polies.

Eh bien, s'il y a une seule chose que je peux reprocher à The Ward,  c'est que l'histoire et les personnages ne m'ont pas subjugué de prime abord.  J'évoquais la qualité des caractérisations des personnages de Rogue . Ici, c'est plus délicat, puisqu'on aborde des femmes internées dans un hopital psychiatrique. Et entre celle  qui ne lâche pas son nounours  (elle porte des couettes, histoire d'appuyer le trait) , l'allumeuse qui fait de l'oeil à un gardien, l'artiste ( à lunettes!) qui ne lâche pas son crayon,  on a ici des personnages qui n'ont ni la retenue, ni la finesse du film de McLean.

http://media.paperblog.fr/i/529/5291019/dvd-the-ward-john-carpenter-L-s68Ctd.png

 

 

Seulement voilà, il y a un twist final qui justifie tout cela. Tout comme ces ellipses brutales ( ex: Amber Head engage une conversation avec ledecin, le plan suivant, elle est dans la salle commune.) qui vont trouver une explication dans le dénouement.
Pourtant je ne suis pas novice; j'ai vu L'Antre de la folie, Identity, Shutter Island, les univers mentaux on en a déjà vu.
Mais si j'ai aimé le film; c'est surtout grâce à  la classe incroyable de la mise en scène.
Carpenter a une maitrise de l'espace vraiment bluffante. On le sait tous.
Et avec une apparente facilité, c'est ce qui rend la chose encore plus belle. En fait, la topographie des lieux s'impose facilement dans notre tête, de la même façon que le commissariat d'Assaut, ou la base de The Thing ( ou l'Eglise de Prince des ténèbres etc...).

Il nous ressort ses petites spécialités du chef ( couloirs vides, petits effets chocs pour nous faire sursauter , ubiquité du fantôme façon Myers dans Halloween ), bref il s'acquitte de la commande avec élégance.
Non, les personnages ne sont pas aussi attachants que d'habitude, et pourtant, le déterminisme de certains, l'absence d'humour déplacé, voire même un certain humanisme latent ( le staff de l'hopital n'est pas montré comme des types cyniques qui n'ont que faire de leurs patients, même l'infirmière brutale a ses moments de pitié quand elle recouvre d'une serviette la fille après son trauma dans la douche) en font un film sympathique, magistralement mis en scène . C'est simple, je le reverrais volontiers , ce qui est généralement un gage de qualité.

Et il est très agréable de se revoir des films de confection old school, dans le sens où la mise en scène n'est pas là pour se faire remarquer à tout prix, mais au contraire nous prendre la main pour nous emmener dans l'univers du film. The Ward est la preuve authentique qu'un bon raconteur d'histoires peut prévaloir sur l'histoire elle même. The ward est le retour en force d'un réalisateur qu'on a perdu de vue depuis Ghosts of mars ( je ne parle pas de ses incurions télévisuelles).
The ward c'est un Blue-ray  réussi, nanti de quelques bonus intéressants, dont un commentaire audio du maitre accompagné par le comédien Jarred Harris ( qui ressemble beaucoup à son père Richard!). The Ward, c'est un film que tu as dans ta vidéothèque, entre Wall street et Waterworld.

 http://media.paperblog.fr/i/529/5291019/dvd-the-ward-john-carpenter-L-fuQuTx.jpeg

 

Je n'ai rien d'autre à ajouter.

 

Par Hush - Publié dans : Films
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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 08:29
Episode 5: A TOUTE VITESSE  **
 http://images.wikia.com/x-files/images/2/23/Anthony_Reed_experiences_a_rush.jpg
 
Titre Original: Rush
Réalisé par Rob Lieberman.
Ecrit par David Amann.
  
Il y a quelques semaines, j’avais été  assez impressionné par le film Chronicle, le récit d’ados qui  possèdent des super pouvoirs suite au contact d’une force inconnue tapie dans une grotte .  Commençant comme un drame social à la Ken Loach et bifurquant dans une veine  plus légère façon X-Men avec l’ivresse de la découverte de leurs capacités, le film se terminait dans un final apocalyptique , à la fois violent mais aussi déchirant pour cet ado à problèmes qui n'arrive plus   contenir sa fureur. Comme dans Akira.
Un film qui mettait mal à l’aise par son hyper réalité, puisque tout est montré à travers les images  filmées par les ados. 
Au même titre que l’excellent épisode Coup de foudre,  A toute vitesse est un récit mêlant affres de l’adolescence et pouvoirs inouïs . Puberté et paranormal est une vieille recette qui fait bon ménage ( Carrie…) , mais j’ai pensé à Chronicle car la source du phénomène se base aussi dans une grotte, et touche un trio « d’amis » , dont le chef de file est déjà bien pertubé à la base.
Bref ,un épisode qui se suit sans déplaisir, esthétiquement très léché : les scènes en forêt trouvent un juste équilibre entre athmosphère fantastique et crédibilité, et les scènes diurnes parasitent l’imagerie des sitcoms avec une lumière anxiogène qui renforce ce mal être général.
C'est sûr que comparé aux oeuvres citées plus haut, l'épisode n'a pas le même impact, et reste plusieurs coudées en dessous de Coup de Foudre, les ados étant beaucoup moins intéressants.
Moment FortUne séquence encore bluffante aujourd’hui, où, au ralenti,  on découvre un des ados qui rattrape la balle d’un revolver. Bien avant Smalville.
 
 
Episode 6: CHANCE ***
  http://images.wikia.com/x-files/images/0/05/Henry_Weems_demonstrates_a_contraption.jpg
 
     
Titre original: The Goldberg Variation
Ecrit par Jeffrey Bell
Réalisé par Thomas J. Wright
 
Episode attachant par son humour , Chance raconte l'histoire d’un type un peu marginal qui a le cul bordé de nouilles : jetté du haut d’un immeuble ou cible d’hommes de main de la mafia, il s’en sort toujours grâce à un enchainement de cause/conséquence exceptionnel en sa faveur...au détriment par contre d’une personne.
Visage un peu lunaire, type pas totalement sorti de l’enfance,  Henri (Willie Garson) est une sorte de Pee Wee Herman en moins extrême ; l'épisode nous fait aussi découvrir un jeune Shia La Beouf ( Indiana Jones et le crâne de cristal, les Transformers). Attachant et amusant,  un des très rares épisodes qui finit très bien pour tout le monde.
  
Moment Fort: Henri va jouer au loto, pour profiter de son "don". Et encore une fois, le sort va rééquilibrer les choses dans un enchainement logique mais fatal pour une personne à proximité...
  
  
  
Episode 7: ORISON ****
  http://xfphotos.fredfarm.com/season7/orison/x-files-243.jpg
  
  Ecrit par Chip Johannessen.
Réalisé par Rob Bowman.
 
  Retour du Fétichiste dans une réussite totale, qui surpasse même sa première apparition. Ca sera la dernière fois que la série ressort un grand méchant parmi sa galerie de monstres bien fournie. Ils ne sont que trois à avoir bénéficié d'un retour ( réussi): Tooms, Le Pousseur et donc ce dernier, toujours animé d'une pulsion macabre, malsaine, qui n'est pas sans rappeller le ton à la fois déliquescent et millénariste de MilleNium.
 
Nick Chinlund  ( le fameux fétichiste) est toujours excellent, mais le scénariste a réussi à lui opposer un personnage non moins passionnant, celui d'un prêtre au passé trouble ( décidement une thématique récurrente) qui va semer une ambiguité sur l'origine de ce tueur fou. Un des rares moments où la terreur de Scully est palpable. Bowman parvient avec beaucoup de talent à basculer notre perception de la réalité: l'intrusion d'une chanson récurrente Don't look any further,  puis un ralenti autour du personnage de Pfaster, qui lui avance à vitesse normale.
Les séquences mémorables se succèdent, avec en point d'orgue, une ultime vision très brêve du diable en personne.Le doute demeure malgré tout ( tout comme dans la série MilleNium), puisque ces visions horrifiques n'appartiennent qu'aux personnes qui les ont vécues. Episode qui m'a motivé pour me revoir des épisodes de MilleNium, d'autant plus que le personnage de Frank Black est beaucoup plus approprié à cet univers que Fox Mulder.
 
 
  
EPISODE 8: MALEENI LE PRODIGIEUX **
  
http://images.tvrage.com/screencaps/32/6312/217241.jpg
Réalisé par Thomas J. Wright.
Ecrit par Vince Gilligan, John Shiban & Frank Spotnitz.
 
Un épisode apprécié par beaucoup de fans, mais malheureusement, bien que pas désagréable non plus, je n'adhère pas complètement à cet intermède léger.
 Je valide à 100% une histoire consacrée aux prestigitateurs, un univers assez peu abordé au cinéma ( et la télévision), et à l'approche pittoresque de l'enquête, où Mulder joue les Sherlok Holmes du dimanche en révélant à la fin tout l'envers du décor.
Mais  d'un point de vue artistique c'est la déconfiture: images moches plus dues à l'environnement qu'à Bill Roe,  les forains low cost dans une ville sans caractère, c'est certes pas facile à magnifier ou à apporter un cachet poétique.
Musique pouet pouet de Mark Snow, avec  des trompettes synthétiques qui tentent vainement d'apporter une touche humoristique à l'épisode. 
 Et surtout un effet spécial qui ne devait pas être raté ( le fameux ultime tour de Maleeni, qui fait tourner sa tête à 360 °) qui transpire l'effet visuel d'un autre âge: la tête a été plaquée sur le corps en post production et la qualité du dvd n'arrange rien. Malheureusement, plus on atteint les cimes d'une image cristalline grâce à la haute définition, plus les effets spéciaux sont voyants ( fonds verts évidents etc...) alors qu'ils passaient sans problème à l'époque du cable péritel, des chaines hertziennes et de la Vhs décrépie.Tandis que la foule assiste à ce numéro estomaquée, moi je suis resté blasé sur mon canapé.
Les deux magiciens du film sont des prestigitateurs professionnels, ( et très connus aux U.S.A.), ainsi Maleeni est incarné par Rick Jay. Il y a quelques années j'avais toujours cru que c'était Jonathan Rhys Davies ( Sliders, les mondes parrallèles) . Un gros barbu quoi.
 
Par Hush - Publié dans : X-Files Saison 7
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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 08:25
Avant-avant dernière saison, déjà! La plus faible dans mes souvenirs, et le début de la fin pour certains. L'audimat continue sa chute, malgré un score toujours important pour un show tv: 14 millions de fidèles. Mais quand on sait qu'à son pic la série réunissait plus de 20 millions d'américains, l'heure est au bilan.  Dernière saison qui réunit intégralement Mulder et Scully à plein temps: il s'agit de bien conclure la série puisque que personne ne savait si elle serait reconduite la saison prochaine.  Outre ses épisodes mythologiques qui verront enfin une réponse définitive sur la quête personnelle de Mulder, les loners sont bels et bien présents, et les comédiens se permettent même de réaliser des épisodes: Outre Duchovny, Gillian Anderson et William B Davis ( L'homme à la cigarette) vont ainsi mettre la main à la pâte. Pour le meilleur, et pour le pire.Cherchez la femme.
 
 
S07E01 et E02: LA SIXIEME EXTINCTION **
http://theavengers.fr/images/xfiles_7_1.jpg
 
Ecrit par Chris Carter ( et David Duchovny pour la seconde partie)
Réalisé par Kim Manners ( partie 1) et Michael Watkinsk ( partie 2)
Suites et fin de Biogénèse, la sauce ne prenant pas vraiment, malgré des retrouvailles inattendues : Albert Hosteen, inoubliable en vieux sage indien dans Anasazi,  repasse faire un pseudo coucou pour l’ultime fois : Il apparait allongé sur un brancard, un masque à oxygène sur le nez. Mourant. Mis à part un très bref dialogue avec Scully (en fait une vision… encore) on ne le verra plus. Retrouvaille avec cette catin de Diane Fowley , qui non contente de coucher avec l’homme  à la cigarette, se tape  Mulder déjà bien malade. Dans quel camp est- elle vraiment ? Idem pour le retour de Kritschgau, dans un plaquage quelque peu artificiel. Heureusement, Carter, sans doute conscient de ces problèmes, va employer des moyens extremes pour les résoudre.
On gardera l’essentiel : le personnage de l’homme à la cigarette, qui poursuit son dessein, celui de Krycek qui continue à manipuler Skinner et une séquence onirique très Le Prisonnier dans l’âme : Mulder dans une résidence pavillonnaire goute à une retraite anticipée, calme et paisible, où réside aussi Gorge Profonde qui aurait survécu à son attentat. J’ai aussi pensé à Double Team où d’anciens agents secrets , ainsi que leurs ennemis , se font dorer le pilule sur une île.
Evidemment pur délire ( et de toute façon , les images lumineuses empêchent toute ambigüité), dommage qu’on ne croise pas Mr X.  Quelques réactions qui nous laisse perplexe : Scully délaisse son arme au profit d’une machette. Normal, nous sommes en Côte d’Ivoire. Une impression de retrouver un Dead Island de triste mémoire, avec apparition ridicule  de sorcier, sans compter un zombie qui se réveille. Petite touche exotique, cadeau.
Il y a un peu plus de rythme et de péripéties que dans l’épisode qui clôturait la saison 6  , le travail visuel est toujours étonnant, les comédiens sont bons… Mais on a été habitué à tellement mieux que les faiblesses de cet arc mythologique se ressentent d’avantage. Donc un début de saison bien faiblard .  Et une petite remarque concernant le score magnifique de Mark Snow, qui reprend le thème d’X-Files, mais de façon plus dramatique, à base de cordes. Comme nous le verrons par la suite, son  travail gagne en maturité, il n’hésitera pas à développer de vraies mélodies ( ses nappes synthétiques ne faisant pas l’unanimité) qui culmineront dans les dernières saisons.
Moment Fort : Un plan sidérant, issu du rêve de Mulder : L’homme  à la cigarette fume tranquillement , et contemple à travers sa fenêtre l’Apocalypse : une ville sous des flammes gigantesques,  causées par des vaisseaux aliens.
 
 
 
S07E03: APPETIT MONSTRE ***
http://www.jwz.org/images/hungry140.jpg
Titre Original: Hungry
Ecrit par Vince Gilligan
Réalisé par Kim Manners
Un très bon épisode. Enfin.  Qui a pour principal originalité d’être raconté exclusivement du point de vue du monstre. Un monstre qui tente de dominer son appétit spécial , mais dont les pulsions prennent fatalement le dessus. L’empathie est  immédiate , on a presque envie que les deux agents ( par conséquent éléments perturbateurs qui s’immiscent dans sa vie)  échouent à résoudre l’enquête. Excellents effets de maquillage et une conclusion qui va jusqu’au bout de son concept. Merci à Gilligan, un des meilleurs auteurs de la série.
 
 
S07E04: MILLENIUM **
Ecrit par Vince Gilligan et Frank Spotnitz
Réalisé par Thomas J. Wright

http://mmfdb.free.fr/images/largeur250/thexfiles.jpg
Crossover  à demi réussi ,qui a le mérite de boucler la série MilleNium, stoppée nette faute de succès à l’issue de la troisième saison en 1999.
Un comble sachant qu’elle annonçait une fin du monde imminente. Ménageant l’attente du spectateur, les auteurs ne font apparaitre Frank Black qu’au bout d’une dizaine de minutes. Et au final, cette attente s’avère une déception : Frank Black ne participant à l’action qu’au climax final, le reste du temps il préfère rester cloitré à regarder un match .
Cependant, l’atmosphère putride - on réveille des morts- , les références aux cavaliers de l’Apocalypse  (la série jumelle étant truffée de références bibliques), la sublime musique de Snow (qui reprend le thème de MilleNium), parviennent à captiver. On aurait aimé au moins un épisode supplémentaire. 
On sent un passage obligé pour donner un sentiment de travail achevé, Lance Henrikssen n’ayant cessé à travers des interviews de dire qu’il rêvait d’un film basé sur la série. 12 ans après, difficile d’y croire encore, l’aura culte s’étant étiolée au fil des années, alors que même sa sœur ainée galère à  annoncer officiellement un troisième film X-Files. Sans compter que son interprète principal ne se fait plus tout jeune. A la télévision, les séries vieillissent plus prématurement que les films. La faute d’internet ça. Et un peu à Carter aussi, qui a dû délaisser son bébé en cours de route ( saison 2) pour se consacrer d'avantage à X-Files.
Une série remarquable ,  qui, au fil de certains épisodes ,a volé très très haut, des saisons très différentes entre elles: avec une veine policière dans la première ( certes; le mysticisme, la spiritualité amenaient une atmosphère particulière, à la lisière du fantastique); puis franchement plus apocalyptique pour la seconde ( avec cette fin incroyable qui continue de me faire froid dans le dos) pour se terminer sur une saison 3 plus  inégale, avec un relent conspirationniste digne de la grande soeur, compliquant inutilement les choses. C'est en outre une série beaucoup plus mature, de par ses sujets, et son casting. Outre Lance Henrikssen, on y voit Terry O Quinn, dans un rôle régulier plusieurs années avant Locke dans Lost.
Un comédien qui a bien su rebondir, là où Henrikssen s'est enlisé dans des directs to video insipides : il joue même dans un Steven Seagal, le comble de la déchéance, tout comme l'inoubliable interprète du Pousseur d'X -Files ( Robert Wisden), qui aura quand même l'honneur de jouer dans un des plus grâtinés du Saumon Agile, Le Prix du Sang (Tellement gratiné que le monteur a mis la musique de Batman Begins dans la bande annonce, histoire de forcer un peu le trait).
Enfin bref, pour revenir à notre épisode forcément décevant , terminons aussi par cette facheuse tendance de cette saison à voir nos personnages adopter des attitudes plutôt incohérentes: cette fois-ci, Mulder, séquestré dans une cave infestée de zombis, panique à peine. On sent la fin de journée bien chargée, Duchovny peinant à traduire la peur ( alors qu'elle était palpable sur son visage dans Les Petits hommes verts de la saison 2).
 
Allez, on se quitte sur un extrait de la série MilleNium, saison 3. Pour que vous vous fassiez une idée de l'ambiance générale.
Par Hush - Publié dans : X-Files Saison 7
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